Sunday, February 25, 2007

Pictures from Gabriella

A few pictures that Gabriella sent recently



Paola climbing the steps of the Mausoleum of Sun Yat-sen, in Nanjing


- ?!...

Ready to record China's everyday sounds...

Friday, September 01, 2006

Un article de Paola paru dans l'Huma

Voici un article de Paola qui avait été publié dans l'Humanité en 2005.

La raison des choses selon Wang Fuzhi

Histoire des idées. Commentant l’oeuvre du philosophe chinois, le sinologue Jacques Gernet invite à découvrir un mode de pensée rationnelle qui ne craint pas la contradiction.

La Raison des choses :

essai sur la philosophie

de Wang Fuzhi (1619-1692),

par Jacques Gernet, Gallimard, 2005, 440 pages, 27,50 euros.

En 1644, l’empereur de la dynastie Ming Chong Zheng, après une insurrection populaire, est contraint de se donner la mort dans l’actuel parc de Jingshan à Pékin. - Passé cinquante ans de désordres - sociaux et institutionnels, les Mandchous prennent officiellement le pouvoir dans l’empire du Milieu (à majorité peuplé de Hans - NDLR). L’installation de la nouvelle dynastie barbare (les Qing, 1664-1911) provoque de nombreux mouvements de résistance. Certains intellectuels et fonctionnaires d’État, dès les dernières années du sixième siècle, avaient dénoncé la corruption des institutions et s’étaient opposés au pouvoir « tout-puissant » des eunuques de la cour des Ming. Selon ce groupe, la dégradation des moeurs avait entraîné une crise sociale à l’origine de la chute de la dynastie légitime et de la victoire mandchoue.

C’est dans ce contexte de grande agitation politique que s’inscrit l’oeuvre du philosophe Wang Fuzhi. Issu d’une famille de lettrés modestes, il s’engage à vingt ans dans l’action politique contre le nouveau pouvoir. Ses écrits sont officiellement bannis et il est obligé de se cacher dans le sud-ouest de la Chine. Il y reste jusqu’à sa mort, en 1692, se consacrant à l’étude du Classique des mutations (Yijing) et à la rédaction d’une « somme prodigieuse d’écrits dont il espérait que profiterait un jour la postérité ». Le travail du sinologue Jacques Gernet (*) nous donne par ce livre à connaître l’oeuvre fleuve d’un des plus grands philosophes chinois qu’il accompagne de nombreuses traductions inédites.

La pensée de Wang Fuzhi, qui se réfère à celle du maître Zhang Zai (1020-1078), est fondée sur un retour au concret et à l’interprétation des textes de Confucius. Il critique fortement l’influence du taoïsme et du bouddhisme sur la doctrine confucéenne à partir déjà de la dynastie Tang (618-907) et la façon dont les traditions classiques avaient été réinterprétées au cours du sixième siècle. Il considère ces influences comme la cause principale de l’inertie qui avait caractérisé les dernières décennies du pouvoir des Ming. En particulier, il dénonce le philosophe Wang Yangming (1472-1529) qui avait mis l’accent sur l’intuition dans le processus cognitif. Wang Fuzhi, au contraire, refuse l’idée d’illumination, comme celle d’un innéisme de la sagesse. Contre les théories bouddhistes et taoïstes, et contre la pensée néo-confucéenne, il soutient que le pouvoir d’organisation ou principe (li) est « inhérent aux deux formes de l’énergie universelle (qi), le yin et le yang » et n’est pas indépendant d’elles. Yin et yang ne sont pas deux forces opposées et contradictoires, mais complémentaires, l’une ne pouvant exister sans l’autre. De la même façon il n’y a pas de contradictions dans l’univers, mais uniquement des complémentarités. « L’univers ne cesse de se détruire en même temps qu’il se construit, il n’y a aucun accroissement ni déperdition. » Là où les bouddhistes et les taoïstes voient le vide, Zhang Zai et Wang Fuzhi voient l’invisible en perpétuel mouvement, « énergies et pouvoir d’organisation opèrent en effet à un niveau infinitésimal, inaccessible à nos sens. Nous ne pouvons constater leur action inexplicable qu’a posteriori, car elle ne nous devient visible qu’une fois les êtres constitués ». Wang Fuzhi critique aussi la façon dont bouddhisme et taoïsme avaient dénigré la valeur des perceptions dans l’acte cognitif. Il - affirme que le monde affecté en permanence d’un mouvement de flux et reflux global, asservi à une même « raison des choses », est bien réel (et non une illusion). « Nos sens, affirme-t-il, nous donnent une perception inexacte de l’univers (...), mais bien qu’elle soit partielle, l’image que nous avons du monde est la seule à pouvoir nous aider à comprendre son fonctionnement. »

Mais l’ouvrage ne constitue pas exclusivement un commentaire de Wang Fuzhi. À travers une mise en contexte culturel, historique et linguistique, l’auteur montre la perception différente que la culture chinoise a de la philosophie et des catégories du discours. Il nous présente un panorama du débat intellectuel de la Chine, mettant une nouvelle fois à mal le cliché d’une culture chinoise statique et immuable.

Paola Sandri,

diplômée de langues

et cultures orientales

(*) professeur émérite au Collège

de France.

http://www.humanite.presse.fr/journal/2005-06-07/2005-06-07-808089

Tuesday, August 29, 2006

Paola Sandri : more pictures



Shanghai 2000-2001

Paola studied at Shanghai Normal University during 2000-2001 year. While studying Chinese and doing research about handicaped people in China, some of us had a chance to meet and enjoy her. Paola and other friends also met later in Budapest, at Istvan's place, at the end of the year. As she said, this was one of her best years in life.

Paola in her room

Paola, John-Paul, Istvan and my cat


Paola and Italian friends


Lunch at the Xinjiang restaurant behind Shanghai Normal University.


Rose Bar

Paola and me at the Rose Bar

Paola caught in the mirror

Never stops smiling...


Budapest 2001-2 New Year's eve

A bunch of friends from Shanghai University, we met in Budapest for the following new year's eve. It was damned cold but Istvan and his friends's warm welcome more than overcame the severe weather... I remember artisanal smashed potatoes, tribal graphics projected on the city's wall, hot wine under a tent among many features... Istvan was one of Paola's best friends, and this journey reminds us why !



Between Buda & Pest : Paola, Roberta, Laure, John-Paul, Jochen, Istvan


Another group picture

Spreading the heat to us...


Beijing 2004

Paola, Philippe & Gabriella

Paola dans un bar de Pékin


Paris 2005

Afro Barbes

Caught in the mirror

She did it !

Nathalie's wedding

Paola and Philippe at Nathalie's wedding in Fleury-en-Bière


After or before the Grappa ?!


Bigger than life


Thursday, July 27, 2006

Paola Sandri


Paola will no longer smile but in our hearts.
None of us can understand why a tragedy had to take her late at night, the 25th of July, in Beijing.
Among her relatives, the many friends, colleagues she had always knew her as a joyful, warm-hearted, clever and strong person, someone special, that you wouldn't forget.

Thank you, Paola, for these happy memories.
We hope this can help us share the moments, things, thoughts that made us love her.

Stay close to us, Paola.